Calenzana - Ortu : 4 juillet
Calenzana, Calenzana ! Nous sommes près de Bastia et il nous reste à rejoindre le départ !
La nuit a été chaude, on a mal dormi. Jérôme, lui, finira hors de la tente, comme d'autre campeurs. Pour ma part j'ai la phobie du retard et je suis sur pied de très bonne heure.
Nous prendrons au camping notre dernier petit-déjeuner avec du beurre, avant longtemps, et avant l'heure dite, nous sommes sur la plateforme, prêts à arrêter de notre corps un train corse.
En fait le premier qui passe roule dans l'autre sens, et il faut alors faire au machiniste des signes pour lui signifier de ne pas s'arrêter.
Quand enfin notre train arrive, Jérôme sans trembler
un seul instant, réussit à arrêter le train.
Aller en Corse sans prendre le train Corse, serait une aberration. Celui-ci est pittoresque et traverse des paysages superbes. Inquiétants même, quand le contrôleur nous dit que la veille, le train a déraillé à cause d'une vache.
On arrive à Calvi avec 2 heures de retard (heure continentale, pour les Corses le train est arrivé un peu en avance). Mais Denis n'est pas au rendez-vous. Son bateau est détourné sur l'île Rousse pour cause de vent.
À 14h00, nous sommes au complet, mais tellement à la
bourre, que nous dédaignons le car et prenons un taxi pour
démarrer le jour même.
Les prix des taxis Corses sont très fluctuants et se comptent avec ou sans bagage à la tête du client.
À signaler que notre chauffeur semble être un digne
représentant du peuple Corse : il possède un
accent traînant, un fusil pour chasser le sanglier et une
voiture qui va vite !
Malgré quelques dépassements dangereux, nous arrivons entiers à Calenzana.
1° étape : "étape dure" (qualificatif qui
convient à toutes les étapes du GR20). La chaleur rend
l'étape difficile. Nous montons sans discontinuer pendant 3h30
et l'arrivée au col est encore plus raide.
Quand nous y arrivons, nous avons le reflexe alpin de satisfaction. erreur, le sentier disparaît bientôt et nous continuons à courbe de niveau sous les crêtes. Le sentier se transforme vite en "crapahutage", sur des dalles rocheuses, parfois avec des câbles. Après la fatigue de la montée cela n'a rien de reposant et la marche devient mécanique et difficile.
Nous retrouvons la crête et un sentier plus praticable, mais
les jambes n'y sont plus. J'ai même un début de crampe
en arrivant en vue du refuge, mais plus d'eau (2 litres et demi y
sont passés). Après quelques étirements et 3
quarts d'heure de marche (voir le refuge ce n'est pas y être),
c'est épuisés que nous arrivons à Ortu di Piobbu
à 19h30. Les muscles sont douloureux.
Nous dégustons des spaguetti hyophilisées au basilic ; y 'a pas à dire ! C'est vraiment infâme.
Demain : étape dure !!!
Nous nous couchons rapidement, et dormons dans le refuge du sommeil du juste, et c'est "réparés", que nous nous réveillons avec le reste des randonneurs à 6h.
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