Onda - Vizzavona : 12 juillet


Ce matin, à l'aube, nous partîmes alors que le soleil illuminait d'une lumière dorée la montagne. En fait, c'était plutôt l'heure de départ des copains. Nous sommes plutôt partis juste avant les anglaises.

Notre premier plaisir de la journée fut de croiser les hollandaises. Ce fut quand même bien plus laborieux que les autres fois.

Au col, nous retrouvons Joël.

La descente est technique au début : dalles, pierres et forte déclivité. Puis nous arrivons le long de la rivière, et rapidement nous croisons des "trains" de faux randonneurs. Le "vrai" quant à lui, se reconnaît aux sandales accrochées à l'arrière du sac. Pour plus de sécurité, n'oubliez pas de vérifier s'il a des ampoules dans les chaussures.

[Photos de Corse/Corse2/cascade des anglais.jpg]

Il y a nombre de touristes barbotants dans les nombreuses marmites qui jalonnent le parcours. Nous retrouvons les quatre mousquetaires en train de faire trempette dans l'une d'elles. Aussi, nous nous arrêtons pour nous baigner avec eux.

[Photos de Corse/Corse2/dans le golo.jpg]

L'étape est encore agrémentée d'une fin interminable. Nous nous la jouons à la "Ghost Busters", à quatre de front sur le large sentier en prenant une allure de mercenaires.

Nous jouons aussi à "bonjour !" avec les touristes : c'est à dire en repérant ceux qui sont prisonniers de leurs tracas de touriste, et en leur signifiant un "bonjour" bien appuyé qui les forces à sortir de leur mutisme. Ah ! Ah !

Enfin ! Vas-y Vaza nous voilà ! Je veux dire Vizavona !

Un village de restaurant et de refuges pour randonneurs du GR20 !

[Photos de Corse/Corse/Vizzavona gare.jpg]

Le chef de gare, avec l'accord du chef de la SNCF Corse, (Dieu puisse retrouver son âme dans le maquis) a transformé la gare en épicerie, restaurant, douches, bar, camping pour randonneurs du GR20. Le chef de gare-gérant-de-l'épicerie-patron-du-restaurant est très conciliant. Il recharge les portables et appareils photos ; accepte les chèques vacances pour paiement du restaurant en les faisant entrer dans la caisse de la gare, vend de l'essence pour de l'alcool à brûler, donne des plaquettes de beurre. Il offre même une bouteille de vin. …

… Car nous mangeons au restaurant : steak-frites bien sûr.

Denis est malade, que cela ne tienne : je mangerai pour deux.

Pour la première fois depuis le départ, on voit les étoiles. C'est qu'on se la joue tranquille ce soir. Même si au restaurant, à 8 heures, il y a une tendance générale à piquer du nez dans l'assiette.



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