Ortu - Carruzu : 5 juillet
Départ bons derniers, à 7h10 en direction de Carruzu.
L'étape n'est pas difficile… enfin si on en croit la carte : une petite montée, puis un passage en suivant les crêtes (presque plat) et une descente vers le refuge.
En fait, une petite montée et une petite descente nous conduisent rapidement au pied de la montagne. Mais là, tout de suite le chemin disparaît, une succession de rocher et de dalle sera notre route vers le col. mais nous avons la pêche et nous arrivons en haut en ayant pulvérisé les temps topo-guide et doublé maints randonneurs partis avant nous. (nous apprendrons à les connaître plus tard). À cette allure nous serons au refuge dans une heure et demie !!
En fait de crêtes, nous avançons à la vitesse fulgurante de 400m à l'heure !! On escalade 20m et on en désescalade 30, puis de nouveau 40…… Rythme épuisant, on oublie même de regarder les marques. Heureusement, sur la partie nord, les marques sont si rapprochées que si on ne les voit plus pendant une minute c'est qu'on s'est trompé !
La descente est pire : le chemin (si on peut appeler ça un chemin) est couvert de cailloux de 50 à 100cm. Nous ne voyons plus Denis et ne savons pas s'il est devant ou derrière. Nous le croyons derrière mais il arrivera au refuge 1 heure avant nous.
Quand nous voyons le refuge, il est en dessous de nous, très loin, et la distance ne semble jamais se réduire. Nous abandonnons l'idée d'y manger à midi et vers 2 heures nous nous arrêtons pour déjeuner. La pause n'est même pas un repos ; pas d'endroit plat une déclivité très forte, et des cailloux qui rendent douloureux la position assise.
C'est épuisés, avec une sensation d'interminable que nous arrivons au refuge.
Ce refuge a une douche mémorable. Derrière un gros rocher, il y a un robinet relié à un tuyau courant dans la montagne. Quand il y a un peu de soleil, l'eau se réchauffe un peu. Malheureusement le brouillard s'est levé et le soleil boude. Du coup l'eau est "froide" Mais ce n'est pas grave, Jérôme a une technique spéciale eau glacée : on se mouille doucement les bras, puis on commence de se savonner, puis l'autre bras et tout le corps. Ensuite, quand on est couvert de savon, on passe vite sous la douche pour se rincer.
Le problème c'est qu'en Corse, en l'absence de calcaire, l'eau est douce, et le savon … ne part pas !!!
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