Une poésie au hasard des mots.
LE CHANTIER DE L'ASTRONEF
Le chantier vit, rien ne peut l'interrompre
Tel un moteur que le soleil entraîne,
enchaînant l'homme à sa cadence interne. 
Pylônes bleus, forêts électrogènes
dont les racines tutélaires plongent
en un terreau d'orgueil et de savoir. 
Une cité rend fertile la nuit
tout un désert proliférant d'étoiles ;
sous la couronne submergée des sables
l'eau, toute l'eau des âges nidifie,
La palmeraie des piles nucléaires
crée et détruit des soleils à la chaîne. 
Air saturé d'odeurs et d'isotopes,
citerne d'ombre et d'éblouissement. 
Et le ciel meurt de n'être qu'un miroir
qui dans la nuit mobile reproduit
le coeur du jour brûlant au coeur des hommes.
Charles Dobzynski



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